Médecines douces : anti-âge aussi ! (3)

 

 

●●●    Notre cerveau est assimilé à un ordinateur dont les pavillons de l'oreille sont les « claviers de commande » : toutes les informations en prove-
nance de la moelle épinière jusqu’à la périphérie de notre corps passent par ce pavillon avant d'arriver au cerveau (et inversement), et s'affichent sous la forme de potentiels électriques que l'on mesure. 

 

« L'acupuncture auriculaire a de grandes indications en matière d'aide aux freins du vieillissement, notamment des rides, explique le Dr David Alimi, neurobiologiste et professeur associé à la faculté de médecine Paris-XIII. 
La peau et le système nerveux central ont la même origine embryologique :
de fait, la peau, c’est du système nerveux pur ! Les techniques thérapeutiques vont agir sur les structures qui pilotent notre peau (soutien, mésoderme, hormonologie, etc) tout en réduisant l’impact du stress, véritable facteur de vieillissement. »

 

Après avoir défini une stratégie thérapeutique (une sorte de déprogram-
mation-reprogrammation), le médecin pose des implants (comme de minus-
cules têtes d’épingles) sur certains points cruciaux des pavillons auriculaires, qui tomberont tous seuls par la suite, en fonction de l'amélioration obtenue. « Avec quatre traitements par an, affirme le Dr Alimi, on obtient des résultats remarquables. »

 

 

●  Electrolifting, le pacte allopathie-acupuncture

 

Parallèlement, une autre méthode douce s'inspire de ces thérapies de réflexologie tout en utilisant les techniques modernes de la médecine conven-
tionnelle, pour un effet lifting : l'électro-acupuncture. Le praticien pose six à huit aiguilles de chaque côté du visage sur les zones « chirurgicales », c’est-à-dire principalement les muscles faciaux. Un courant à bas voltage est alors diffusé à travers ces aiguilles. Résultat : les méridiens sont stimulés, la peau fabrique naturellement du collagène et de l'élastine et évitera ainsi tout relâchement. Selon la personne, cinq à dix séances d’attaque réparties sur trois semaines seront nécessaires, puis une séance d’entretien par mois ou par trimestre.

 

 

●  Fasciapulsologie, le sang, nourriture de la peau

 

La fasciapulsologie s'intéresse aux fascias, ces tissus conjonctifs qui se ramifient dans tout l'organisme pour soutenir, entourer et protéger tous les organes, muscles, viscères, vaisseaux et autres nerfs. Elle prend en compte
le poul du sang dans les tissus car, véritable nourriture du corps, il véhicule toutes les vitamines, hormones, enzymes et oligo-éléments nécessaires à la réparation du tissu. Un protocole gestuel très élaboré permet une approche précise du corps sur les axes tissulaire, circulatoire et neurovégétatif.

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