Médecines douces : anti-âge aussi ! (4)

 

●●●    « Sur le visage, les résultats sont visibles dès la première séance, explique Christian Carini, responsable du Groupement international pour la défense de la fasciathérapie-pulsologie. La tonification de la peau est immé-
diate et dure 72 heures. » 
Par la suite, il faut envisager vingt à trente séances pour que ce résultat soit durable. « La récupération tissulaire est d’autant plus remarquable qu’elle s’améliore avec le temps, poursuit-il. Trois ans après, le résultat est beaucoup plus visible que dans les mois qui ont suivi la fin du traitement. »

 

 

● Drainage lymphatique : l'expulsion des toxines


Pratiquée par les kinésithérapeutes, le drainage lymphatique s’exerce par
une pression légère accompagnée de mouvements doux et précis sur tout le corps. La lymphe, essentiellement composée d’eau, baigne toutes les cellules de notre corps et charrie jusqu’à 75 % des déchets cellulaires. Grâce à une action mécanique, le thérapeute améliorera les échanges circulatoires entre les systèmes lymphatique, veineux et tissulaire, tous trois interdépendants.

 

Du coup, l'accélération du système lymphatique permettra aux toxines de s’échapper du tissu : en oxygénant les tissus, le drainage améliore la peau.
« Ce sont les prescriptions postopératoires qui ont amené les kinés à s'inté-
resser à l'esthétique,
explique Jean-Jacques de Micas, président de l’Associa-
tion française des praticiens en drainage lymphatique. On peut envisager un drainage localisé sur l'ensemble du visage pour provoquer une meilleure circulation, puisque celui-ci a son propre territoire circulatoire. » 

 

Si le drainage pourra prévenir les rides de façon certaine, reste que les marques déjà installées seront de mauvais plis impossibles à faire disparaître. « Je crois plus au drainage pour améliorer la qualité de la peau, sa couleur et son élasticité, et l'on pourra agir en ce sens », affirme-t-il. Dans la pratique, c'est après avoir investi quelques séances supplémentaires et constaté une réaction que le thérapeute déterminera le nombre de séances nécessaires.

 

Quelle que soit la thérapeutique choisie, il convient de ne pas oublier qu'une bonne santé, l'entretien du corps et la prévention du vieillissement sont les vraies clés de la jeunesse. Mais aucune de ces médecines n'entend pouvoir faire des miracles en quelques semaines sur une peau déjà ridée : « Ce n'est pas lorsqu’on a soif que l'on commence à creuser un puits », dit le proverbe chinois. Et si la fleur, comme la peau, vient à faner par manque d'eau, on peut tout de même lui redonner chaque fois un peu de vie.

 

Francine Gaspari

(Marie Claire, avril 2001)

 

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