Fasciapulsologie : le poul de la vie (2)

 

 

●●●    Notre corps ne traversant pas les étapes de la vie sans notre esprit,
la fasciapulsologie considère que le physique et le psychisme ne fonctionnent pas l'un sans l'autre. « Les fascias sont en quelque sorte la mémoire du corps, il s’agit donc pour nous de libérer cette mémoire traumatique », explique Christian Carini.

 

Puisque les fascias forment une chaîne continue, le champ d’action de la fasciapulsologie s'avère large : elle vient à bout de pathologies musculaires et articulaires, fonctionnelles (troubles digestifs, gynécologiques, migraines, sinusites…), mais également des allergies, voire des déséquilibres neurovégétatifs et endocriniens.

 

Elle trouve également sa place dans la prévention : la main du thérapeute peut découvrir le blocage d’une maladie en devenir. Pour les pathologies très lourdes, comme le cancer ou le sida, elle servira de soutien : la douleur et les traitements difficiles sont autant de  traumatismes supplémentaires, et la fasciapulsologie permet de mieux supporter ces épreuves.

 

Si une séance peut donner un résultat parfois spectaculaire, il ne sera que momentané : plusieurs séances sont nécessaires, selon les individus, pour défroisser les blocages, défaire les nœuds un à un.

 

Francine Gaspari

(Marie France, n° 77, juillet 2001)


 

Une thérapie au service de la chirurgie

 

 

Pour les kinésithérapeutes, la fasciapulsologie permet d'ouvrir un champ de compréhension du corps bien plus large : en kiné, c'est le mouvement moteur, extérieur, qui prime. Or lorsque tous les soins ont été prodigués, comment expliquer la douleur persistante d'une fracture pourtant resoudée, ou celle d'une entorse toujours bien vivante, même des années après ? Selon la fasciathérapie, si le tissu n'est pas restauré, son traumatisme empêche une guérison totale.

 

De plus en plus de chirurgiens sont aussi convaincus par les effets de cette thérapie. « En chirurgie, nous avons une perception pragmatique des fascias, explique le Dr Jean-Marc Claisse, microchirurgien spécialiste de la main, au service Urgence main Auvergne de la clinique de Beaumont (Clermont-Ferrand). En disséquant ces fascias, nous sommes témoins de leur rôle primordial. Ainsi, bon nombre d’interventions peuvent être évitées, comme dans les cas de tennis elbow. »

 

F. G.


 

La formation en France et au Canada

 

 

Depuis 1979, Christian Carini enseigne la fasciapulsologie pour laquelle une formation de trois ans minimum s'avère indispensable, complétée par deux années supplémentaires de postgradués. « Cette thérapie demande une attention soutenue et un toucher extrêmement particulier. On ne peut pas se permettre d'enseigner à des groupes en surnombre où la transmission de ce savoir perdrait en justesse et donc en efficacité », explique-t-il.

 

Au Canada, la fasciapulsologie a reçu un accueil très favorable, et Christian Carini a pu y fonder la première école à Montréal en 1982. En France, cette thérapie est officieusement admise, un peu comme l'ostéopathie. Si la fascia-
pulsologie n'a pas encore fait l'objet d’études, le conseil national de l'Ordre des médecins l'a reconnue, en 1986, comme une technique de massage relevant des compétences du kinésithérapeute.

 

F. G.


Pour en savoir plus :
 

● Fasciapulsologie.com – Rens. : 01 45 30 56 58.


● Les Mains du cœur

  Christian Carini,
  Éd. Robert Laffont (1995).

 

[1] – [2]

< Page précédente