Médecines douces : anti-âge aussi !

 

Dans la Chine du XVIe siècle, au temps de la puissante dynastie Ming, un vieux brigand était recherché par toutes les armées impériales. Lorsqu'il fut arrêté, l'officier, tout étonné, hésita cependant quant à son identité : l'homme, âgé de plus de cent ans, offrait un visage d'une incroyable jeunesse et un corps qui ne traduisait pas son âge réel. Quel était donc son secret de jouvence ?

 

Le vieillard raconta qu'enfant, il était de constitution très fragile et souvent malade. Un jour, il rencontra un sage qui lui conseilla d'appliquer, chaque année et à la date précise de son anniversaire, le moxa, un bâtonnet de plantes médicinales chauffé sur son nombril, point de « l'énergie vitale ». Toute sa vie, il respecta scrupuleusement cette recette qui lui garantit force et jeunesse. « Ce que nous enseigne cette anecdote rapportée par les archives, explique le docteur Hao Wanshan, médecin et professeur à l'université de médecine traditionnelle de Pékin, c'est qu'au-delà du résultat obtenu, la jeunesse dépend de la santé globale mais elle est aussi affaire de patience
et d'assiduité. » 

 

Comme les médecine orientales, les médecines douces ont une approche holistique de la santé, et partent toutes d'un même constat : si on vieillit de l'extérieur, le phénomène est identique à l'intérieur du corps. L'état de la peau n’est donc souvent que la conséquence du problème, mais pas le problème lui-même. Et c'est dans la prise en charge globale du patient que certaines médecines, comme l'homéopathie, traiteront indirectement la peau. Cependant, d'autres thérapeutiques peuvent, parallèlement, offrir un traitement plus direct, voire plus localisé.

 

Le vieillissement étant un processus physiologique inéluctable, le praticien tentera donc d'aider sa patiente à vieillir « le moins pathologiquement possible ». Il fera un bilan général, puis établira un diagnostique médical, en prenant en compte son environnement et son comportement. Seule sa pratique différera pour obtenir des résultats. Cependant, un fait reste commun aux médecines douces : avant de s'intéresser à la peau, il faut d'abord restaurer la sphère digestive.

 

Les médecins restent prudents en reconnaissant qu'ils traitent leurs patients de façon empirique la plupart du temps. Car, dans leur domaine respectif, il n'existe pas d'études épidémiologiques, en double aveugle : chaque médecin est témoin de sa propre expérience clinique et, finalement, c'est la satisfaction des patientes qui confirme ou infirme les résultats. S'il ne s'agit pas d'empê-
cher – ou d'effacer – l'inexorable outrage du temps, certaines thérapies (les plus pratiquées) sont capables de donner des résultats visibles sur la peau : réflexologiques (comme l'acupuncture) et physiologiques (massages, drainages).

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