Magnésium : l'ion oublié (3)

 

TDAH et autisme : des pistes encourageantes

 

 

On soupçonnait l’hypomagnésémie d’être un facteur lié à l’hyperactivité chez les enfants. Les longues recherches cliniques menées par le docteur Marianne Mousain-Bosc ont confirmé sa responsabilité majeure dans le TDAH (trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité). Pourtant, la médecine conventionnelle ne donne qu’une seule réponse : la prescription
de la Ritaline ou du Concerta. Depuis longtemps dénoncés pour les effets secondaires, parfois graves (perte de l’appétit, insomnie, anxiété, nervosité, tics, états dépressifs…), ces médicaments appartiennent à la classe des stupéfiants. Ils entrent d’ailleurs dans la Liste des 77 médicaments au suivi renforcé établie par l’ex-Afssaps, suite au scandale du Médiator.

 

Contactée en février 2011 par l'agence dans le cadre du comité technique de pharmacovigileance sur ces produits, le docteur Mousain-Bosc attend toujours cette réunion initialement prévue en avril 2011 ! Outre l'Agence du médicament, elle avait d'ailleurs alerté les instances de santé : l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), le conseil national de l'Ordre des médecins et la Cnam du Gard, toutes restées muettes.

 

Longtemps pédiatre au CHU de Nîmes, elle a suivi près de 400 enfants souffrant de TDAH, dont la moitié sous traitement médicamenteux : 89 % d'entre eux présentaient une déficience lourde en magnésium.
La supplémentation a, chaque fois, permis très rapidement un retour à la vie normale, sociale et familiale. Mais elle a pu observer des résultats similaires et encourageants avec des enfants autistes.

 

Depuis quelques années, l'autisme (ou troubles envahissants du développement) est considéré comme d'origine neurobiologique, qui prend racine dans la période prénatale ou périnatale par la transmission des gènes mutés. L'hypomagnésémie peut donc être responsable de la difficulté des apprentissages et autres troubles du comportement ou du langage. Des études de plus en plus nombreuses viennent le confirmer, comme celle de Cochrane, publiée en 2009. Néanmoins, le magnésium ne se substitue pas, dans un premier temps, à la prise en charge de l’enfant autiste, mais il l’accompagne dans sa progression. Et Marianne Mousain-Bosc prévient : « Autisme ou TDAH, il faut systématiquement rechercher la carence parmi les antécédents de l’enfant et de la famille, ceux qui ont présenté les mêmes troubles : stress, nervosité, migraine, émotivité, crise de spasmophilie… »

 

F. G.              

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